1. Old Boy 2. Un Animal Comme Toi 3. Vous le Savez Bien 4. Alicia 5. Préjudice et Paranoïa 6. L'Equipe C 7. Parle Moi 8. Médisance Après 9. Trois Mariages sur Trois 10. Les Horizontales 11. Du Pareil au Même 12. De la Renaissance à la Prochaine Crise Pétrolière 13. Dans l'Indifférence et la Joie 14. Benjamin : "Pour en finir avec le jugement de mon oncle"
Accident n*7 :
1. Accident N°7 2. Festen 3. Des Ciseaux et une Photocopieuse 4. Plus de Cerveaux / Plus d'Estomac 5. Hors Sujet 6. Vie de Merde 7. Infaillible 8. 128,30 Milliards de Pervers 9. Circulez 10. Jean-Claude Suaudeau 11. Mathématique 12. Che Vuoi ? 13. Le Dernier Homme 14. Affreux, Sales et Méchants 15. De l'Indirect et des Mots d'Ordres
Justin(e) est un groupe de Punk-Rock nantais influencé par des groupes Français comme Zabriskie Point (de Nantes également) et PKRK ou d'Outre-Atlantique, par des "grosses pointures" comme Anti Flag, Rancid, Green Day, NOFX, ou encore le groupe légendaire "The Clash". Le groupe commence par enregistrer deux démos auto-produites et auto-distribuées, ce qui leur permit de se créer une réputation à l'échelle locale. Une réputation qui leur permettra de faire la première partie de Guerilla Poubelle, une rencontre qui s'avèrera décisive pour la carrière de Justin(e) vu que c'est suite à ce concert que Till, chanteur de Guerilla Poubelle, impressionné par la prestation, leur proposera de sortir un disque sur le label Guerilla Asso. Le groupe enregistrera donc en une dizaine de jour leur premier album, "Du Pareil au même" au sonorités Punk Rock mélodique et énergique. Après de nombreux concerts, Jack, le bassiste, quitte le groupe. Plutôt que de lui trouver un remplaçant, Fab, passera du poste de guitariste à celui de bassiste. Le groupe enregistrera peu après deux titres pour un Split-Vinyle avec Jetsex. Tout en enchaînant les dates de concerts, le groupe se met à composer son deuxième album, dont la production sera plus longue que pour le précédent. Il sortira le 10 novembre, et annonce l'amplification du succès du groupe qui inscrit ainsi son nom dans le paysage du Punk Rock Français. Ce deuxième album, Accident n°7, serait "plus virile, plus mature", et le public semble unanime. Parallèlement, le groupe profite de sa notoriété pour organiser des concerts avec la structure Farwest Records, et d'autres groupes tels que Doonut Disturb, Uggy Duck et T.I.E. En février 2009, Djé quitte le groupe, il sera remplacé par Fikce (29/09,Vendredi).
Difficile de mettre de l’ordre chronologique ou nécrologique dans les différentes bios de Justin(e) que l’on peut trouver sur le net. Un joyeux bordel malgré tout amusant qui semble caractériser le groupe nantais, ce qui d’ailleurs nous ramène à l’éternel débat : Nantes est-elle une ville bretonne ? Donc nos joyeux bretons (qui ne le sont peut-être pas) ont formé bien des groupes entre la fin du XXème siècle et le début du XXIème, avec moult changements de formation, des influences diverses (certains ont commencé par des reprises de Noir Désir), des fêtes de la musique par-ci par-là, des concerts dans des bars, le parcours classique...
La formation définitive prendra le sobriquet de Justin(e), et lorgnera définitivement du côté du punk-rock, avec chant en français et riffs à influences plutôt ricaines, (Anti-Flag, NoFX ou Rancid). Tout cela se passe en 2002, année où la France se rend minable lors d’une Coupe Du Monde que les médias avaient donnée gagnée d’avance et où Jospin partait la queue entre les jambes après une élection que les médias avaient annoncée... De là à dire que les média c’est de la merde il n’y a qu’un pas à franchir, aussi grand que celui séparant Nantes de la Bretagne.... Dans tout ça le line-up du groupe trouve enfin la stabilité, et Justin(e) est donc composé d’Alex au chant, Djé à la batterie, Jack à la basse, Fabien et Olive aux guitares et choeurs.
Justin(e) s’empresse donc de se produire dès que possible en compagnie de leurs copains (toujours recherchés désespérément par Patrick Juvet) : Les Femmes, mais aussi Les Vulgaires Machins ou Nevrotic Explosion. D’ailleurs en matière de concerts Justin(e) s’investit en organisant des concerts sur Nantes avec l’association Farwest Records, avec les groupes Doonut Disturb, Uggy Duck et T.I.E.. Pour se faire connaître quoi de mieux que le support discographique ? Les 5 lascars accouchent donc entre 2002 et 2005 de deux démos auto-produites (toutes les deux gratuitement téléchargeables sur leur site avec pochettes et tout et tout), et d’un live de 10 titres agrémenté de deux vidéos. En matière de filles signalons que le groupe a bon goût puisque sur la seconde demo un titre est consacré à Alizée (dans ta gueule Lorie !). Ils décident ensuite de mettre les pieds dans le plat en sortant carrément un long jeu rendu possible grâce à la rencontre avec les Guerilla Poubelle.
"Du Pareil Au Même" est donc en 2006 parrainé par Guerilla Asso, Crash Disc et Pias, tout ça ! Le groupe a trouvé sa formule et se révèle identifiable dès le premier effort (ce qui est rare), surtout grâce au timbre du chanteur, même si les influences restent perceptibles, mais quoi de plus normal ? La grande question reste toutefois en suspens. Dans une scène punk-rock prônant la liberté d’expression et des mœurs, qui se contredit elle-même en se fixant une ligne de conduite remplie de clichés plus énormes que le goitre d’Edouard Balladur, choisir un prénom féminin comme patronyme ainsi qu’une esthétique (signée Cha) développée autour du personnage de Justin(e) (rien que le ‘e’ peut évoquer l’ambivalence), voilà qui suscite bien des réactions…
Mais en live le quintet ne laisse aucune interrogation planer et envoie ses textes intelligents avec une grosse patate qui file la banane, et ce dans toute la France désormais, aux côtés des glorieux Flying Donuts, Burning Heads ou forcément GxP. L’hymen est déchiré, reste à Justin(e) à multiplier les expériences pour devenir suffisamment mature et conforter les espoirs décelés dans "Du Pareil Au Même".
A la rentrée 2008 sort "Accident Numéro 7," le deuxième album des Nantais, sur Guerilla Asso et Crash Disques, avec un featuring de Bat Bat de Diego Pallavas. Ce disque, un cran au dessus du précédent, est une réussite totale et impose Justin(e) comme l’une des plus belles références de la scène punk francophone actuelle. Mais avec tout ça on sait toujours pas si Nantes est en Bretagne...
Description by Metalorgie :
:: Justin(e) ::
Justin(e) est plus ou moins un quatuor punk-rock né en 2002, revival fantasque d’une scène nantaise naviguant à vue entre les Zab (comprendre Zabriskie Point) de la côte ouest française, et un côté pop punk west coast à la Green Day, des ohoh aux relents rancidien et une pincée de foutu riff à-la-Nofx. Le tout dans la langue de François Bégaudeau. Deux démos, un live pourri et un premier album de très bonne facture Du Pareil au même, sortie en 2006 via Crash Disques et Guerilla Asso. Fin 2008 ils sortent leur excellent second album, Accident N°7.
A une époque, les groupes qu’on aimait (ou qu’on détestait) avait tous un numéro dans leur nom (Blink 182, Sum 41, Catch22, Inspection12…) ou commençait par The (The Clash, The Kills, The Hives, The Living End, The International Noise Conspiracy, The Libertines…). C’était tellement plus rock (ou pas)!
En France, la nouvelle vague punk-rock "Salut, on chante en français" déboule avec ses « prénoms », et le label Guerilla Asso en est presque le parangon avec son roster (Dolores Riposte, Charly Fiasco, Diego Pallavas, Fred Fresh, Nina’School…) et Justin(e) se glisse délicatement sur le haut du tas de linge propre. Dès la première écoute du nouvel opus, on se dit que Justin(e) est passé à la vitesse supérieure, un peu à l’image d’un Robert (Pirès) à qui l’on aurait demandé de muscler son jeu, sans quoi il resterait un joueur (un groupe), destiné au ventre mou du football (du punk-rock). Le résultat est étonnant, l’album est enregistré au DrudenHaus Studio par le "dieu vivant" (sic) Neb Xort (clavier d'Anorexia Nervosa). Quinze titres qui dépassent rarement les 2min30, et une tripotée de morceaux de bravoure : "Festen" est juste hystériquement bonne. A la fois mélancolique et puissante, une histoire comme seule Justin(e) sait les raconter, avec les arguments du frère, plutôt que celui du père. "Vie de Merde" nous emmène dans les travers de la société de consommation. Ford avait bien prévenu "Nous ne fabriquons pas des voitures, nous vendons des voitures", ça change tout, quand on y regarde de près, des hauts salaires ? Certainement pas. Cette « belle bonne grosse vie de merde » est narrée sur des airs pop punk avec un featuring du vosgien BatBat (Diego Pallavas). "De l'indirect et des mots d'ordre" et "Hors Sujet" envoient la grosse sauce, et déclinent la recette de Guerilla Poubelle. Ce qui est attachant chez Justin(e), c’est la manière dont les mots se suivent, comment les mots s’entremêlent, des mots qu’on s’étonne de trouver ici ou là, sautillant en rythme sur les grosses cordes de basse ou sur la petite caisse claire, conservant toujours différent niveaux de lecture. Et même si les textes sont riches et bourrés de références ("Hors Sujet" en est le parangon, alignant des privatejoke particulièrement absconses, mais drôle), les garçons sont clairement attachés à certaines valeurs dites de "gauche" (souvenez-vous) et abordent des questions (pas aisées) de classe, de race, les âmes corporatistes, la rentière qui ne rencontrera jamais l’ouvrière, aussi sûr que le fils du pauvre n’épousera pas la jeune bourgeoise, les enclos magiques du capital, les systèmes d’exploitation, bref pas mal de choses qui ont à voir avec les plus haïssables excès de notre société de consommation contemporaine en même temps qu’ils ont à voir avec le « Biopouvoir », « la société de contrôle » et le « Surveiller et Punir » de l’autre Foucault…, moins médiatique, mais plus intéressant, Michel. Les petits L(o)U(ps) sont également fan de foot. Tâclant Tony Vairelles, ironisant sur le PSG, on a droit à un vibrant hommage à Jean-Claude Suaudeau (ex-entraîneur mythique du FC Nantes) sur la chanson éponyme. Bref, ce nouvel opus de Justin(e) est d’une grande clarté, avec beaucoup d’excellent moments, et le combo semble bien prêt à continuer son indéfectible marche en avant, car ceux qui avaient eu la bonne idée d'écouter leur premier album savaient que Justin(e) deviendrait grand et beau.
Si vous aimez : Guerilla poubelle, Justine, Dolore’s riposte
Présentation: Nina’s school est la dernière signature de la Guerilla Asso . C’est un jeune groupe bordelais qui pratique un punk rock direct et incisif chanté en Français. Je les avais auparavant découvert sur scène, et il m’avait ma fois fait forte impression et ce grâce à une énergie palpable mélangée à un humour omniprésent.
Chronique:
Et sur CD alors ? Le plaisir sera t-il au rdv ? Plutôt oui et notamment avec l'aide d'une batterie rapide et puissante qui sert de rythmique à des paroles parfois revendicatrices mais toujours sans prétentions. Ça chante en Français, Ok. Cependant N.S. se rapproche plus de NOFX que des Sales Majestés dans sa façon de délivrer ses messages. Mon coup de coeur pour cet effort se porte sur le titre Tom , remarquablement bien écrit et plus que parlant. Le reste ne déçoit pas pour autant puisque tout est ici est de qualité dès lors que l'on accorde un peu d'estime au punk-rock. Certains pourront reprocher l'humour gras omni-présent sur cet album. Pour ma part il n'a altéré en rien le plaisir que j'ai eu à découvrir cette galette.
Présentation by Punkfiction :
Nina’ School
Nina’ School est un groupe bordelais. Alors forcément, il a très vite appris à se bouger le cru... Une jolie petite robe, des couleurs dans la voix, de la musique qui a du nez et les amplis dans le rouge. Les jeunes et beaux punks (pour les 3/4) ont osé un pari qui semblait impossible au pays où le fromage qui pue est considéré comme un trésor national : faire pousser des grappes californiennes sur des vignes françaises !
Alors NOFX côtoie Guerilla Poubelle au niveau des influences, le nom est en anglais mais les paroles en français, et les premières répètes s’enclenchent. On retrouve un chanteur-guitariste au prénom sorti d’un soap, Kévin, un mec frais, Hugo, à la basse, le gentil Clément en tant que guitariste-chanteur et Guilux aux percussions, dernier venu après plusieurs changements derrière les fûts (ceux de la batterie). Comment en sont-ils arrivés là ? Petit flashback.
Après avoir fondé un groupe de glam à l’âge de 13 ans, Kévin et Hugo rencontrent Clément et composent des chansons sonnant comme la rencontre entre Ska-P, Bob Marley et Slipknot. Bizarrement, le mélange ne fonctionne pas des masses. Peu à peu le quatuor se met au punk pur et dur à cuire, et réalise une première démo pleine de promesses. D’ailleurs les oreilles affûtées de la Guerilla Asso traînent par là et décèlent le potentiel du combo, qui de son côté joue tous les week-ends un peu partout en France, et s’occupe même de monter des concerts dans son fief.
Très rapidement (en 2008) le premier album "Du Bruit Dans La Tête" déboule et trouve tranquillement sa place dans le catalogue du label parisien. Un morceau acoustique est posé sur la compilation "Go Folk Yourself", et 2009 sera une autre bonne année pour Nina’ School, avec la préparation d’un split avec Dolores Riposte, et une tournée avec Guerilla Poubelle et Charly Fiasco.
Présentation by Metalorgie :
Tout jeune quatuor bordelais, slalomant entre Justine et Dolores Riposte avec un soupçon de NOFX, fraîchement signé sur Guerilla Asso. Ils sortent leur premier album en 2008, intitulé "Du Bruit dans la Tête".
Du Bruit dans la tête Note : 14 / 20 Année : 2008 A Ecouter : Tom, M.S.I. - 2 Commentaires(Moyenne : 12.5/20) -
Le label parisien Guerilla Asso fait son petit bonhomme de chemin mois après mois, totalisant en moins de 5 ans plus de 40 productions, allant de la K7 au double albums en passant par le vinyle et le plus classique cd. Guerilla Poubelle a fait pas mal de petits et la scène française s'en porte d'autant mieux. Nina'school sont des petits gars de Bordeaux d'à peine 20 ans qui envoient un (pop)punk-rock "ricain" avec du chant en Français à la Justine / Dolores Riposte (un peu comme dans un film quand y'a un black qui rentre dans un taxi et qu'il dit "Follow This car"), des refrains envoûtant, une bonne dose d'humour ("ma soeur c'est la plus belle, j'voudrais un enfant avec elle, j'voudrais l'embrasser sur la bouche, j'voudrais l'enlacer sous la douche, mais je ne peux pas, mais elle veut pas"), de courtes incartades ska et des paroles qui pêchent parfois par naïveté mais jamais par sincérité. Ce tout premier album annonce 15 titres au compteur et Du Bruit dans la tête pour titre programmatique. "Shaun McKenzie" nous refout la gueule dans nos vieux albums de The Gerbs, alors qu'"Entretien d'débauche" joue sur le même tableau que ses deux compères de label: harmonie à la tierce au refrain, un chant hurlé à la mode "On égorge une oie" pour appuyer certaines phrases du couplet, trois accords envoyés violemment, précisément, quelques pal muting bien placés et les fameux break où la musique s'arrête et le chant s'égosille. Les chansons dépassent rarement les 2min30, et on reprend régulièrement le second refrain en choeur (Palme d'or à "M.S.I." avec Dolores Riposte d'ailleurs en featuring). "Encore une fois" revient en chanson sur l'omniprésence de Sarkozy dans les médias avec beaucoup d'humour et de façon décalée. "Tom" nous remet en contexte la vie formatée et bien droite d'un gars qui arrive à la fin de sa vie sans jamais avoir franchement rien vécu d'excitant. Une des nombreuses réussites de l'album. "On est des Jazzmen Incompétents" lâchent-ils pour finir, parce que c'est vrai que "Punk", ça veut dire un peu tout et n'importe quoi de nos jours. On adhère. L'album s'achève en plage cachée sur quelques prises en acoustique, mis deux fois ...Une nouvelle blague probablement. Mais avouons qu'on a envie de remettre une seconde fois cet album assez rapidement.
1. Intro 2. Entretien de débauche 3. Punk Rock Star 4. Du Bruit dans la tête 5. 1987 6. M.S.I. 7. Shaun Mc Kenzie 8. Tom 9. A , au plaisir 10. 23 secondes pour refaire le monde 11. Ma soeur 12. 2 minutes 08 pour refaire le monde 13. Aïla 14. Encore une fois 15. J'ai pas d'morale
Le groupe a plus de 450 concerts à son actif, notamment en France, en Suisse,en Allemagne, au Québec et au Japon. Leur configuration musicale est celle du power Trio, c'est-à-dire : basse, guitare, batterie. Les prestations scéniques comprennent la performance de Jokoko qui tout en assurant les chœurs, peint en live.
Jokoko (peinture + chœurs) fait partie du groupe depuis sa formation, mais il n'est plus un membre complètement actif du groupe, il s'occupe maintenant de sa carrière dans la peinture.
Guerilla Poubelle est créée en 2003 à la suite de la séparation du groupe Les Betteraves. Le Groupe sort à la fin de l'année 2004 sa première démo. Moins d'un an plus tard, le groupe produit un split avec les Bretons de Butter Beans et l'albumIl faut repeindre le monde ... en noir. L'année suivante Guerilla Poubelle publie un split avec le groupe japonais Coquettish, Ninjas & Guerilleros. Deux autres voient le jour en 2007, Petit hommage entre amis avec Justin(e) et Dolores Riposte et Ipod sucks avec Sons Of Buddha en 2007. Sort aussi The shame of punk to come, une compilation créee pour leur tournée de 2006 en Angleterre qui regroupe 3 titres de Punk=existentialisme, 3 titres inédits et 3 titres de Il faut repeindre le monde ... en noir. Le second album Punk=existentialisme est sorti le 29 octobre 2007, agrémenté du DVD Ceci n'est pas une fiction. Le groupe est actuellement composé de trois membres, maintenant sans Jokoko.
Le groupe refuse de s'inscrire à la SACEM, limite le prix de leurs places de concert (5€ dans des MJCs et les bars, 10€ dans la plupart des salles de concert, ils ont tout fait pour que leur concert au Bataclan ne soit pas plus cher que 12€, c'est le prix le plus bas d'un concert au bataclan depuis la création de l'Euro) et de leurs albums (10 euros), lutte contre la « starification » de personnes comme tout le monde (en refusant les autographes, ...). Ils ont créé un distributeur undergroundGuerilla Asso et se sont engagés à faire replanter les arbres ayant été utilisés pour imprimer les livrets de CD.
Malgré ses engagements, le groupe est parfois rejeté ou tourné en dérision par une partie importante du mouvement punk, de par leur commercialisation (grand nombre de produit dérivés textiles, notamment).
2007 : Ceci n'est pas une fiction, DVD vendu avec le CD de Guerilla Poubelle "Punk = Existentialisme", Un documentaire filmé et réalisé par Fifou retraçant la vie du groupe pendant leur tournée de 2006 en France, au Québec et au Japon.
500 Channels°, de Choking Victims, renommée 500 Chaînes
Bloody Sunday, de U2, renommée Glace au Sang à cause du "sundae", la glace de MC Donald
Incolore et Délavé, de Zabriskie Point
Zwibir 2, des Betteraves (ancien groupe de Till et Koj)
Bah, de Bloom
Darling, de Crass
Je suis pas menteur, des Sheriff
Les chansons marquées d'un ° ont été réécrites en Français
Description by Metalorgie :
Till - Chant et guitare Koj - Basse Chamoule - Batterie Jokoko - Peinture
Guerilla Poubelle est né fin 2003 des cendres des légendaires Betteraves, groupe dans lequel officiaient auparavant Till et Kojack. Fort d'une notoriété et d'un public acquis à sa cause depuis le split des légumes, Guerilla Poubelle s'est très rapidement imposé comme le fer de lance de la nouvelle jeunesse punk-rock française. La démo sortie, Dégout et des couleurs sortie en novembre 2003 a réellement lancé le groupe sur les routes de France. Accumulant un nombre impressionant de concerts, Guerilla Poubelle ont vite gagné en maturité et touchent aujourd'hui un public moins "betteraviens" et plus large qu'auparavant. Farouches adeptes du DIY et très impliqués dans la scène punk française ils se présentent aujourd'hui comme le groupe incontournable de punk français de la tranche 15 / 30 ans. Leur seconde production, un split CD avec les bretons skankeurs de Butter Beans, amorce la sortie (sur Crash Disques, s'il vous plaît !) de leur premier album Il faut repeindre le monde... en noir, qui, dès la première semaine, a affiché des ventes incroyables pour un groupe punk français. De retour d'une quinzaine de dates au Québec, Guerilla Poubelle s'apprêtent aujourd'hui à conquérir le monde !
Punk = Existentialisme Note : 15 / 20 Année : 2007 A Ecouter : "Dans la diagonale" ; "Tapis roulant" ; "Le Travail rend libre" :: Acheter sur Amazon :: - 6 Commentaires(Moyenne : 18.33/20) -
Il est arrivé, le nouveau Guerilla Poubelle, acide, acerbe, goûtu comme on l’aime, hardcore comme jamais, taillant des costards à ceux qui l’ont bien cherché (Superbus, Sarko, le sexisme, les sombres cons, les sales rockstars, les médias, etc.).
Fleuron de la scène punk-rock française, tête de file d’un mouvement qui n’a jamais été aussi actif et de qualité que depuis ces dix dernières années, les Gé-ix-pet comme on les appelle à Toul, balancent 16 titres pour un poil plus de 35 minutes de punk-rock de type crochet du droit / uppercut, conclu par une soumission à la clé de bras pour le côté burlesque, le tout accompagné d’un dvd intitulée "Ceci n'est pas une fiction" de plus d’une heure et demie d’hystérie collective, avec un regard pertinent sur les « à-côtés » de la scène et du live. La note d’intention, dans le riche livret, en guise d’explicitation du titre de l’album (Punk= Existentialisme) est bienvenue, fournissant une jolie réponse à la sarkozisation de la société française. Comme Sartre l’exposait, le postulat de base est celui de dire que l’existence précède l’essence, et que donc pour l'Homme, il existe d'abord avant d'être ceci ou cela et c'est lui qui décide d'être ceci ou cela. Absolument le contraire de la pensée « de droite » qui assume l’innée comme base de l’humain (cf l'entretien de Michel Onfray avec Nicolas Sarkozy). Faites votre choix. Si vous hésitez, rendez-vous à la plage 11 de l’album, pour écouter "Le Travail rend libre" qui est tout simplement le morceau le plus radical et le plus cohérent de l’album, avec un Till aux cris en pleine forme.
Les p’tits gars reprennent les choses là où ils les avaient laissé en jachère dans Il faut repeindre le monde…en noir, engageant les hostilités avec une mise aux poing ("Punk rock is not a job"), balançant entre des tubes potentiels pour laquelle on peut difficilement ne pas hurler le refrain en chœur ("Tapis Roulant"), et des chansons bâties pour le live, et pour lesquelles on entends déjà le public reprendre les paroles à la lettre ("Y’a pire ailleurs") comme il le fait déjà, du reste, pour "Demain il pleut". "Dans la diagonale" est une des plus belles réussites de l’opus, tant au niveau de la forme que du fond, le duo avec Alex de Justine est une heureuse confirmation, et la référence à l’ouvrage de François Bégaudeau (ex-chanteur des Zabriskie Point, aujourd’hui écrivain et critique) établie une filiation pertinente toujours revendiquée avec le combo nantais. Clin d’œil qu’on retrouve dans l’"Equipe Z", dont le titre est une réponse décalée à une chanson de Justine (nantais aussi), et dans laquelle GxP manie son meilleur humour, en plaçant par la même occasion un des deux passages dub-skaïsants de l’album (l’autre se trouvant à la fin de "Quand le ciel sera tombé"). On peut réentendre d’anciennes démo qui étaient dispo sur le site des GxP depuis longtemps, réenregistrées et réarrangées pour l’occasion ("Etre une femme" et "Génération", dont le texte est écrit par Vérole et dont la musique a dû être écrite après une écoute prolongée de Rancid,).
Deux bémols cependant, quelques chansons un peu en dessous du lot comme "Libéral et propre" qui n’apporte pas grand chose et qui n’est peut-être pas forcément bien placée sur l’album, et la dernière chanson "Un éléphant dans une porcherie" qui est un peu décevante, notamment avec un featuring, certes de choix (Olivier Portnoi de Dead Pop Club), mais bizarrement un peu faux… cependant, la fin à-la-Refused est de toute beauté. A New Beat ! L’écriture de Till (chanteur/guitariste/compositeur/interprète/organisateur de concerts/boss de label DIY/humoriste/coursier/Molubdoténophile) est toujours aussi bien incarnée (« J'ai fait des collages avec moi. J'ai coupé des bouts de mon corps, j'ai fait des chansons avec ça. ») et aussi véhémente ("Cogne sur un flic pas sur ta femme" (qui sonne musicalement très Green Day), "Le travail rend libre", etc.), une verve qui n’est pas prête de s’atténuer puisque c’est évidemment sur scène que le combo va aller défendre son point de vue, avec des cassettes d’OperationIvy et des Zab’ dans la boîte à gant du van. Rendez-vous dans le pit.
Il faut repeindre le monde... en noir Note : 15 / 20 Année : 2005 A Ecouter : "Culture Poubelle" - 23 Commentaires(Moyenne : 15.37/20) -
La voilà. Elle est là. La nouvelle galette de Guerilla Poubelle (aka GxP), composée de 20 titres (20 brulôts keupon pourrait-on dire), agrémenté d'un copieux livret, très graphique, très complet, très bio(-dégradable). Les fans peuvent faire l'économie de cette chronique, puisqu'ils ont probablement déjà acheté, téléchargé ou gravé le cd et ont leur avis sur la chose. Pour les autres, qui auraient vécu dans une bulle, ou sur une île perdue de l'océan pacifique, ces dernières années, il faut savoir que Guerilla Poubelle est composé en partie d'ex-membres des Betteraves (1999-2003) et même si le lien semble évident (la voix est quand même bien identifiable), GxP est un autre groupe avec son identité propre.
Ces derniers jouent vite, tapent fort, chantent en français (sauf exception), bref, jouent du punk-rock qu'on aime. Les paroles slaloment entre grosses déconnades bourvilesques et titres un peu plus critiques, parodiques, cyniques, sur les dernières plaies sociétales. Après la démo et le split avec les bretons de Butter Beans, GxP nous livre ici Il faut repeindre le monde ...en noir , un album "NOIR" et un peu rouge aussi (avec du vert sur la pochette quand même), entièrement punk, excepté quelques plans instrumentals, expérimentals ou dub. Till (guitare et chant), Koj (basse), Chamoule (batterie) et Jokoko (peinture et backing vocals) sont des hystériques de ce qui fait l'essence du punk, le LIVE. 120 dates en un an et demi, et c'est peu dire que cet album transpire le live et le DIY (en premier lieu le son brut de l'album), avec ses hymnes punks ("Culture poubelle"), ses refrains anarchistes ("Demain il pleut"), ses couplets je-m-en-foutiste. Les influences sont extraites de deux tendances, la scène punk françaises des années 80' (Les Cadavres, Zabriskie point, les Rats) et la scène outre-atlantique (avec Rancid, Leftover Crack, Vulgaires Machins...).
Le quatuor art-core montre toute l'étendue de son talent, en réalisant un album dense, où on ne s'ennuie pas à partir de la plage 7. Activistes et militants, les GxP ne sont pas prêt d'arrêter de nous étonner...On ne peut rester insensible à la manière de dire les choses de ce jeune groupe, qui paraphrase de près ou de loin Francis Ponge ("RADIO: tout le flot de purin de la mélodie mondiale"), G.Debord ("tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation") ou encore Baudrillard dans ses essais sur la télé-réalité...
Il y a, chez Guerilla Poubelle, du Evelyne Delhia qui auraient décidé de faire la pluie et le beau temps avec son pote Guy Debord (celui de "La société du spectacle"). Ne travaillez jamais! FAITES DU PUNK!
Issu des Betteraves (1999-2003), légendaire trio ska-core lycéen à la carrière aussi fulgurante que fournie (2 albums vendus à 5 000 exs chacun, une pléthore de démos et de compilations, une centaine de dates…), GUERILLA POUBELLE s’est hissé en un temps record à la pointe de la scène punk-rock française, drainant un following impressionnant, en partie composé de betteravophiles reconvertis, mais aussi gagné par le Net (on le retrouve un peu partout avec des clips bricolés, des live et une imagerie conséquente), les réseaux DIY (labels, groupes), et surtout les concerts.
Description by Punkfiction :
Guerilla Poubelle
Issu des Betteraves (1999-2003), légendaire trio ska-core lycéen à la carrière aussi fulgurante que fournie (2 albums, une pléthore de démos et de compilations, une centaine de dates...), Guerilla Poubelle s’est hissé en un temps record à la pointe de la scène punk-rock française, drainant un following impressionnant, en partie composé de betteravophiles reconvertis, mais aussi gagnés par le net (on les retrouve un peu partout avec des clips bricolés, des live et une imagerie conséquente), les réseaux DIY (labels, groupes), et surtout les concerts. Stakhanovistes de la scène, toujours opérationnels pour jouer, ils ont fait en l’espace de deux ans plus de 200 dates en France, Belgique, Allemagne, Suisse et au Québec (salles, bars, squatts, MJC, pizzerias, péniches...). Activistes infatigables, ils organisent également des concerts avec leur asso. GUERILLA, et ont développé "Le Jardin des Fous" : un catalogue VPC bien assorti de leurs nombreuses rencontres (www.guerilla-asso.com/jdf).
Oscillant avec énergie entre les classiques français des 80’s (Cadavres, Zabriskie Point, Les Rats...) et le son contemporain d’outre-Atlantique (Rancid, Vulgaires Machins, Leftover Crack), le punk teinté de hardcore de Guerilla Poubelle parvient à intégrer ses influences porté par des textes irrévérencieux et sombres, qui contrastent fortement avec le coté enjoué et définitivement pêchu des prestations live. La formule bien rodée du power-trio (Till : guitare-chant, Koj : basse, Chamoule : batterie) y défouraille ad lib, soutenue par les choeurs et les performances d’un peintre-agitateur, Jokoko, et humanisée par l’aisance et le charisme sans frime de Till.
Après une dizaine de compilations, la démo auto-distribuée Dégoût Et Des Couleurs et le split-album avec Butter Beans, rassemblant les premiers enregistrements du groupe ; voici enfin l’album Il faut Repeindre Le Monde... En Noir, emballé à l’ancienne, à base de collages. Comprenant des bombes telles "Demain il pleut", "Pour quelques points de fidélité", "La mort douce", "La révolution pour les lâches", "La fin suffira" ; Guerilla Poubelle plaît aussi bien à l’étudiant(e) en architecture qu’au crêteux, aussi bien au skateur qu’à l’ado en manque de repères, et même à leurs mères. Un groupe de vrais djeun’s (23 ans), avec une vraie urgence, un vrai public et de vraies chansons. Qui dit mieux ? Devenu la coqueluche de la scène parisienne et au-delà (même des radios comme Le Mouv’ se mettent à les diffuser), GxP, qui n’est toujours pas inscrit à la Sacem (c’est tout à leur honneur), c’est électrique, punk, criard, mélodique, libertaire, sombre, dérangé, abordable, absurde, urbain, animal, coloré, urgent, alternatif, morbide, naturel, amusant, insomniaque, non et anti-conformiste, destroy, industriel et bio-dégradable, qu’on se le dise !
Pourtant le groupe suscite la polémique à mesure que son succès enfle. On lui reproche tour à tour d’être paternaliste, ingrat, méprisant ou peu regardant avec son public que l’on dit composé de jeunes écervelés qui n’ont que faire du reste de la scène et de ses réalités. Le groupe se défend, assume et prouve chaque jour le contraire par les actes mais les détracteurs sont le lot de toute formation rencontrant un succès, générationnel notamment. Le groupe ne s’arrête pas de tourner, tant bien que mal et au gré des péripéties, traversant l’Atlantique pour aider ses potes Eric Panic et autres formations du pays du caribou, ou allant chauffer les scènes nipponnes. Il en ressortira d’ailleurs un split avec les japonais de Coquettish intitulé Ninjas And Guerilleros. Puis vient le temps du "cap" : le second album, celui de la confirmation. Il s’intitulera tel un pied de nez Punk=Existentialisme et là pour le coup les groupies va falloir vous mettre à réfélchir aux paroles que vous vous échinez à gueuler à toutes gorges déployées. Un DVD de tournée accompagne l’album où des explications de textes sont laissés à l’attention de ceux qui s’empresseraient déjà de critiquer sans avoir pris la peine de comprendre la démarche de ce groupe, moteur de la scène française des années 2000.
Inlassablement, GxP continue de silloner les routes et organise devant près de 1000 personnes au Bataclan un concert avec deux autres groupe de Guerilla Asso, Dolores Riposte et Justin(e), le 1er novembre 2008. Cette date sera également la dernière de Koj à la basse. Il sera remplacé Ken des Fart Air Tone.